René Aubry – Signes

Si l’on en croit la description à l’intérieur du digipack, un très bel objet avec ses zones vernies, René Aubry a un peu réduit la voilure de son orchestre de poche, sept ans après le joli coup de Steppe. Les cordes restent en tête, et servent à la fois de ligne mélodique et de soutien rythmique, aux guitares s’ajoutant cette fois le bouzouki venu de Grèce, ainsi que l’italienne mandoline, donnant un mélange particulièrement réussi sur Aquarelle. Il s’agit cette fois encore d’illustrer un ballet chorégraphié par Carolyn Carlson, et nous restons bien dans un univers feutré, perturbé avec Trouble et Trou Noir, plus serein sur Désordre et carrément guilleret sur Pomme d’Amour ; ce titre étant situé à la fin de l’album avec deux autres morceaux n’appartenant pas au ballet, et dont je retiens les attendrissants sifflements de Love Song.