Red House Painters – Ocean Beach

Parus dans la foulée de Rollercoaster et issus des mêmes sessions d’enregistrements, les morceaux de l’album Bridge ne sont pas indispensables à l’œuvre de Red House Painters (à part peut-être le final de Blindfold, où Kozelek se prend pour Cobain…) On retrouve les Californiens en 1995 avec Ocean Beach qui démarre tranquillement par une instrumentale folk donnant envie d’aller se promener sur la jetée (Cabezon) pour y retrouver la fille de Summer Dress, le temps d’un rêve de sable… Les souvenirs abondent à San Geronimo, une chanson pleine de vie évoquant cette petite ville située de l’autre côté du Golden Gate ; Shadows et Drop se montrant moins indulgents à l’égard des rapports humains. Et si le démon neurasthénique réapparaît avec Moments et sa magnifique tirade en queue de comète, moins assommant qu’escompté ce quatrième album est empreint d’une certaine sérénité… De là à déduire que Red House Painters est destiné au plus grand nombre, il y a un fossé infranchissable. « I can’t deny that I drift sometimes, even in these loving moments… »