Radiohead – The Bends

Deux ans après Pablo Honey, Radiohead poursuit sa mue et revient avec The Bends, où les synthés prennent du galon et les paroles s’étoffent. Je les découvre avec ce disque acheté par hasard lors de mon premier voyage à Londres en 1995, conquis après deux minutes d’écoute au casque chez un disquaire. En novembre cette même année, j’assiste à leur concert à la Laiterie de Strasbourg. Presque personne ne les connaissait, en petit comité… D’abord noyé dans la brume, Planet Telex déroule une atmosphère unique, où la voix saturée n’en révèle pas moins sa fragilité… Dominé par un gros son l’assimilant à la britpop, l’album est émaillé de moments lyriques (High and Dry, Fake Plastic Trees) où le chant suit une guitare tranquille, planante et qui culmine avec (Nice Dream) et Street Spirit (Fade Out)… J’ai du mal avec My Iron Lung mais Bullet Proof rattrape le coup ; inégal et parfois tapageur, The Bends innove et annonce de grandes manœuvres.