Rachel’s – The Sea and the Bells

Paru en 1996 et inspiré d’un poème de Pablo Neruda, le troisième album de Rachel’s renoue avec la veine post rock de Handwriting. Après quelques arpèges au violon portés par des percussions qui font penser à Low, Rhine & Courtesan se brise sur un récif impromptu où l’on entend craquer la coque d’un bateau. Les martèlements de Tea Merchants évoquent Steve Reich et d’autres accidents sonores se glissent dans les Cypress Branches, comme un salon de musique qui prendrait l’eau… Les Sirens retournent au fond à l’appel de cordes stridentes, avant l’intimité de Letters Home comme une chanson sans paroles de Mazzy Star ; suivi de To Rest Near to You qui rappelle Full on Night, où un tocsin et des voix distordues ont remplacé les trains… La sortie solennelle de His Eyes rappelle que tout un orchestre est derrière cet ouvrage qui manque parfois de légèreté, néanmoins digne représentant de cette niche musicale où le post rock est lyrique.