Pulp Fiction

Deux ans après Reservoir Dogs, Quentin Tarantino supervise la bande originale de Pulp Fiction avec la même gourmandise pour les chansons oubliées, à commencer par Misirlou de Dick Dale, un bijou de surf rock daté de 1962 et qui ouvre le film après le mémorable dialogue au restaurant entre Tim Roth et Amanda Plummer… Al Green est soul avec Let’s Stay Together et The Tornadoes remettent une couche de bleu avec l’instrumentale Bustin’ Surfboards ; Chuck Berry nous sert un bon vieux rock’n roll avec You Never Can Tell, immortalisé par la danse entre John Travolta et Uma Thurman dans un autre restaurant… Urge Overkill rafraîchit Girl You’ll be a Woman Soon de Neil Diamond et Flowers on the Wall des Statler Brothers est une tranche de country dont je ne me lasse pas ; quelques dialogues cultes insérés entre les chansons prolongent le plaisir, associés aux photographies dans le livret ils peuvent donner envie de foncer sur sa dévédéthèque. « Zed’s dead baby, Zed’s dead… »