Pink Floyd – The Wall

Paru en 1979, The Wall est un double concept album illustrant l’enfance difficile de Pink qui va peu à peu se réfugier derrière un mur, brique après brique s’isoler du monde après un détour par la gloire en devenant chanteur… Le son est rock et les chansons ciselées, la suite Goodbye Blue Sky, Empty Spaces et Young Lust est particulièrement forte, où le héros tente de noyer ses désillusions dans une existence futile. « And nothing is very much fun anymore… » Rappelant aussi bien les excès du monde musical dans Phantom of the Paradise que l’aliénation de Number 6 dans The Prisoner ; l’œuvre se termine sur une lueur d’espoir lorsque le mur est finalement détruit (Outside the Wall), après un procès surréaliste (The Trial) et d’autres morceaux inoubliables (Hey You, Is there Anybody out there?, Comfortably Numb)… The Wall sera adapté au cinéma par Alan Parker en 1982, où la performance de Bob Geldof est indissociable de séquences animées devenues célèbres, de la marche des marteaux au hachoir humain ; opéra rock inclassable et sans rival jusqu’en 2009, où à mes oreilles il sera détrôné par Controlling Crowds.