Pink Floyd – The Piper at the Gates of Dawn

Le premier album de Pink Floyd paraît en 1967, dominé par deux envolées astronomiques et des délires médiévaux à la manière de Giles, Giles & Frip (Matilda Mother, The Gnome, Scarecrow…) Après quelques notes aussi radioactives que Kraftwerk, des voix s’élèvent au milieu d’Astronomy Domine, en pilotage automatique et avec aux commandes un Syd Barrett qui a encore toute sa tête, auquel on doit l’essentiel des titres… On pense à Soft Machine avec Lucifer Sam, son refrain pop et ses faux airs de blues, Flaming évoque les Beatles qui ont enregistré leur Sgt. Pepper’s au même moment à Abbey Road ; les onomatopées de Pow R. Toc H., ses bruitages et sa guitare lente, ses percussions surtout préfigurant More… Second morceau de bravoure galactique, Interstellar Overdrive revient dans une version ramassée et plus aboutie, les mouvements d’horloge de Chapter 24 semblant ressusciter le mellotron de Days of Future Passed, avec un Syd au meilleur de sa forme… Album protéiforme auquel il manque une certaine unité, The Piper at the Gates of Dawn annonce ce dont les Floyd vont être capables dans la prochaine décennie.