Pink Floyd – The Division Bell

Quinze ans après The Wall et de multiples chamailleries au sein du groupe qui vont conduire au départ de Roger Waters et à la production de deux albums insipides, Pink Floyd revient avec The Division Bell où David Gilmour et Richard Wright assurent le chant, tandis que l’indéfectible Nick Mason campe derrière ses percussions… D’abord séduisante, l’ascension instrumentale de Cluster One devient suspecte au bout de trois minutes, s’étirant sans trop savoir où elle va. Le saxo sur Wearing the Inside out suscite un début d’intérêt, qui ne survit pas au chant compassé de Wright ; ce n’est guère mieux avec Gilmour sur Coming Back to Life, dont la voix suinte entre deux riffs laborieux. Il se rattrape in fine avec High Hopes et son clocher rural, ses paroles aigres-douces sur un lit de piano et de belles envolées à la guitare acoustique, mais c’est un peu court pour sauver l’album et puis on a l’impression d’écouter Gaudi d’Alan Parsons ; étrange renversement qui donne envie de se dire, à propos des Pink Floyd dans leur ensemble : Wish you were Here