Pink Floyd – Atom Heart Mother

Le cinquième opus studio de Pink Floyd paraît en 1970, Atom Heart Mother dont le titre éponyme remplissait la première face du vinyle ; chorégraphie avant-gardiste co-écrite avec Ron Geesin, en six épisodes où les claviers sont discrets au profit d’une mêlée de chœurs et de cuivres, de bribes de voix ; et s’il y a de l’orgue on retient surtout les solos de Gilmour à la guitare, annonçant les prochains albums… Chanté par Roger Waters, If nous promène mais Richard Wright emballe avec les trompettes progressives de Summer ’68 ; avant de finir avec le petit-déjeuner d’Alan Stykes, roadies des Floyd qui beurre ses tartines et reprend du café, divague à voix haute en faisant cuire son bacon sur fond de guitare et de piano (Alan’s Psychedelic Breakfast) ; dont l’audace formelle referme ce disque comme il avait commencé. La pochette représente une vache dans un pré, sans mention du groupe ni du titre de l’album, on la doit au collectif Hipgnosis qui avait déjà signé la mise en abîme d’Ummagumma, ou encore sept ans plus tard la couverture du premier Peter Gabriel.