Philip Glass – Symphonie n°4/The Light

Ça sent le réchauffé chez Philip Glass qui pour sa quatrième Symphonie nous refait le coup du Bowie, en s’inspirant cette fois de l’album Heroes quatre ans après avoir inauguré cette pratique avec Low. Ça se passe moins bien car d’une part la surprise est passée, d’autre part le choix de Heroes n’est pas très excitant… À retenir tout de même Abdulmajid, resté inédit côté David jusqu’en 1991, pour son ambiance entre la Twilight Zone et Nuits dans les Jardins d’Espagne ; mais aussi la douceur berlinoise de Neuköln… Dirigé par Marin Alsop et l’orchestre de Bornemouth, ce disque propose en outre The Light qui ressemble au brouillon de l’éminente Symphonie n°2 composée sept ans plus tôt ; sans apporter grand-chose à moins d’être un inconditionnel des flûtes passées à la machine à laver ou des violons qui accrochent comme un vinyle de Vivaldi… Plus audible que son aîné Shostakovich mais moins fascinant que Reich, Glass enivre mais au bout de trois gare à la gueule de bois.