Philip Glass – Symphonie n°1

En 1992, pour sa première Symphonie Glass s’appuie sur l’un des plus beaux albums de David Bowie, Low dont il s’approprie trois morceaux composés quinze ans plus tôt ; le second ayant longtemps été considéré comme un inédit, si l’on veut être précis… Subterraneans sillonne comme un serpent de mer entre les algues six pieds sous terre, soudain pris d’une envie de faire surface et c’est tout l’orchestre qui s’anime en vue de satisfaire à ce désir. Plus nerveux, Some Are arbore un gong et des cascades de cuivres, des percussions soldatesques avant de se mettre à distance derrière un mur de cordes translucide vers Warszawa où en catimini, Glass restitue le clair-obscur de ce titre fragile, si respectueux qu’il finit par s’assoupir, estompé derrière l’œuvre de Bowie en fil conducteur tout-puissant… Mais même si les mélodies sont déjà connues, à travers cet exercice qui ne prétend pas se substituer à l’original, Philip Glass nous les rend plus radiantes, assurément persistantes.