Pat Metheny – Still Life (Talking)

En 1987, Pat Metheny prend ses distances avec ECM et une certaine idée de l’improvisation, le label de Jan Garbarek étant connu pour imposer un temps de travail en studio limité, et publie son album Still Life (Talking) chez Geffen… Si la production s’en trouve étoffée, l’esprit reste intact avec Minuano où le chant se promène de haut en bas le long de la partition. So May it Secretly Begin et Last Train Home éblouissent par leur agilité, les airs latin jazz de (It’s Just) Talk n’apportent pas grand-chose mais les murmures chantés de Third Wind transportent à la manière d’Amir selon Henri Texier… On remonte à la surface avec le piano de Lyle Mays (In Her Family), entre cymbales inversées et enjolivements new age superfétatoires ; alors même s’il ne possède pas la magie naturelle d’Offramp, cet opus offre de bons moments de jazz fusion.