Pascal Comelade – L’Argot du Bruit

Deux ans après avoir tissé avec élégance une série de haïkus à l’usage du cinématographe, Pascal Comelade revient avec un disque plus ordinaire, si tant est que ce mot ait du sens à propos de ce pourfendeur de la biensonnance ; où l’on a tout de même l’impression qu’il a choisi 15 morceaux au hasard dans son grand sac à malice et hop, emballé c’est pesé ! Peut-être était-ce délibéré de sa part, son titre L’Argot du Bruit faisant référence à « l’argot de la peinture » tel que le pratiquait l’artiste brut Gaston Chaissac, grand recycleur de matériaux usagés ; en ce sens la vitrine est réussie, et d’être parvenu à y incorporer en duo PJ Harvey sur Love too Soon et plus encore Green Eyes, ne manque pas de sel… Marie = Un Faux-Cil dans la Transmission et Sardana Dels Desemparats, sorte de boléro façon Bregovic, sont pour moi les morceaux qui sortent du lot de ce catalogue intempestif, néanmoins utile à celui qui n’aurait encore jamais visité le dédale de Comelade.