Nirvana – In Utero

En 1984 à Aberdeen, le chanteur et guitariste Kurt Cobain rencontre le bassiste Krist Novoselic. Kurt a 18 ans et fait déjà partie des punks de Fecal Matter, ils recrutent différents batteurs avant de se fixer avec Chad Channing dont le jeu survolté renforce leur réputation sur scène, où il leur arrive aussi de fracasser leurs instruments au sol… En 1989, l’album Bleach trouve preneur chez Sub Pop, dont le succès fulgurant les propulse en chefs de file du mouvement grunge, où les guitares se tordent de distorsion sous des rythmes bourrins… Quatre ans plus tard, leur troisième opus In Utero renoue avec ce son agressif où Cobain hurle des textes chaotiques (Scentless Apprentice, Rape Me, Milk it) ; sa voix rauque alternant avec des semblants de ballades (Dumb, All Apologies) où son mal-être rappelle celui d’Ian Curtis, son destin aussi car Kurt a tiré sa révérence en 1994 à l’aide d’un fusil… Moins blues que Black Sabbath et plus bruyant que Sonic Youth, cet album ne m’a jamais permis d’atteindre le nirvana ; qui dans ses moments écoutables me fait penser à Pablo Honey sorti sept mois plus tôt.