Nina Hagen – In Ekstasy

Nina Hagen est une chanteuse allemande née à Berlin (Est) en 1955. Après une enfance éclairée en compagnie de sa mère et de son beau-père le poète Wolf Biermann, elle chante Janis Joplin à 17 ans puis découvre la scène punk londonienne, avant de publier un premier album en 1978… Sept ans plus tard, son troisième opus In Ekstasy raffine des humeurs enragées, entre la dérision de PiL et l’énergie des Slits… Des motos qui démarrent et Nina qui se parle toute seule entre riffs funk et vocalises d’opéra (Universal Radio), de petits cris anti-atomiques (Gods of Aquarius) et une ironie soviétique (Russian Reggae) précurseuse de Rammstein : en jouant de son accent germanique Nina sait aussi bien reprendre My Way de Sinatra qu’avoir un dialogue avec Dieu (1985 Ekstasy Drive) avant de s’autoproclamer « Mother of punk » et de s’essayer à la chanson française (Atomic Flash Deluxe) en faisant des bruits de canard avec la bouche… The Lord’s Prayer rappelle celle de Siouxsie sept ans plus tôt sur Join Hands qui termine cet album à liquéfier les Sugarcubes, bouffée d’extase eighties rugueuse et pop.