New Order – Low-Life

Après avoir passé quatre ans les fesses entre deux chaises, d’abord avec Movement puis Power, Corruption and Lies que je n’ai pas conservé (affligeant à part l’immense Your Silent Face) ; les orphelins d’Ian reviennent avec leur troisième album, Low-Life dont Elegia est la pièce maîtresse : son intro à la guitare, son clavier solennel et ses cymbales remontant le temps, l’absence de paroles… Sunrise défend un territoire similaire, avec intro pâteuse et montée de guitares ; à part ça tous les Syd ne sont pas remplaçables et les autres chansons affichent le changement de cap : The Perfect Kiss avec cloches de vache, coassements et boîte à rythmes ; Love Vigilantes où l’on revient du Vietnam même pas vivant…New Order a tranché : avec eux ce sera synthés et échos d’onomatopées ; à présent nous savons sur quel pied danser et lors d’un trip retro, ce disque peut très bien s’écouter entre Forever Young et Human’s Lib en feuilletant son mémorable livret : de papier calque avec les photos des quatre larrons, interchangeables en couverture. « Tonight I should have stayed at home, playing with my pleasure zone… »