Natalia M. King – Furyandsound

Paru en 2003, ce second opus confirme la singularité de Natalia M. King, dont la liberté et l’aisance vocale me font penser à Amy Winehouse en moins lisse. D’une douceur affirmée, Grab a Hold prépare nos tripes pour un trip musical hors norme, les premiers frissons se faisant sentir avec Before et le violoncelle de Solange Minali-Bella, rehaussant la narration de fièvre et de coton particulière à Natalia. Déferlant par vagues, Fury and Sound hésite et repart de plus belle dans un mouvement fleuve comparable à Fontella Bass chantant Evolution ; guitares et sonneries incrustées ajoutant au tumulte enchaîné avec Love is où des arpèges soutiennent une ballade jazz folk… Dans la série berceuse enivrante, Dive surpasse No Surprises de Radiohead et Carry On donne envie d’en découdre, le luxuriant Come Rest invitant au repos de la guerrière après ces envolées d’or et de rage… Avec sa pochette à la fois photographiée par Maï Lucas, déchirée puis dessinée par Nicolas Nemiri, Furyandsound écrit tout attaché est un disque indomptable et torrentiel, à écouter avant de soulever une montagne.