Moondog – Moondog in Europe

En 1974, Moondog donne un concert en Allemagne et décide de s’y installer, se sentant finalement plus proche de Bach que de Glass ; il reprend la composition avant d’être accueilli sur le label Kopf qui publie Moondog in Europe trois ans plus tard. La mélodie au celesta offre une féérie de poche (Viking 1), un instrument que l’on retrouve sur In Vienna tandis que le violon et l’alto de Chaconne in G esquissent un échange trépidant. Cor (Heimdall Fanfare) et musique de chambre (Romance In G) parfont ces instants subtils avant l’arrivée des orgues liturgiques qui dominent la seconde partie du disque, recueillies comme un Requiem, solennelles (Chaconne C, Logrundr IV) et bouleversantes (Logrundr XII) avant huit minutes d’immersion dans l’univers de ce troubadour éclairé (Logrundr XIX), noble représentant de l’outsider music aux côtés de Jandek ou des Silver Apples. Inclassable et apatride, Moondog entre chien et lune.