Monolake – Ghosts

Publié trois ans après Silence, le septième album de Monolake creuse un sillon plus organique, composé d’échantillons minéraux où les morceaux s’enchaînent comme les pirouettes d’un gymnaste dont on découvre le programme. Un théâtre analogique truffé de bricolages ingénieux (le morceau éponyme m’évoque les textures d’Orbital, mais aussi le rythme persistant de The Existence of Time), ici de la techno downtempo rappelle The Other People Place (Afterglow) ; plus loin Hitting the Surface ou le retour des voix factices perdues dans des vibrations captivantes, avec des synthés pas si loin de Peter Gabriel… Unstable Matter se dérobe sous nos pieds et Aligning the Daemon joue de l’orgue dans un égout ; avec ses roulements à billes et ses cordes huilées, entre paupières qui se plissent et appétit expérimental à la Pierre Bastien, Ghosts est tranquillement équivoque.