Moby – Last Night

En 2005 Moby se renouvelle avec Hotel, un album de chansons convenues avec le hit Lift Me Up, dont on se dispensera pour passer directement à Last Night produit trois ans plus tard, dominé par la dance music et où le compositeur rend hommage aux DJ de New York… L’incipit est de taille, avec son riff à la Daft Punk Ooh Yeah éveille les sens et l’on se croit parti pour un grand album, riche en jonglages sonores sans empiéter sur Play ou 18. On se laisse porter par la nonchalance d’I Love to Move in Here jusqu’à l’apparition d’un couplet hip hop agaçant, le soufflet retombe et n’est plus rattrapé que par Live for Tomorrow (charnel) et The Stars (joliment étagé). On sauvera encore Sweet Apocalypse, une instrumentale qui furète du côté d’Underworld ; mais Melville nous a habitués à mieux et l’on passera un moment plus riche en réécoutant Moby, son premier album éponyme.