Moby – Destroyed

Moby signe son dixième album en 2011, deux ans après l’émouvant Wait for Me. Largement écrit pendant ses tournées, souffrant d’insomnie comme il le raconte dans le livret nourri de photographies tirées de ses voyages ; Destroyed s’écoute tard la nuit, lorsque la ville dort… Son titre figure sur l’une des photos montrant le dernier mot d’un message d’avertissement sur un panneau d’affichage dans un aéroport, prélude ludique à un disque nuancé entre promenades tamisées (The Broken Places), confidences feutrées (Be the One, Rockets ou Victoria Lucas avec Inyang Bassey) et truculences electro (Sevastopol, Blue Moon). Il y a aussi le sucre lent du chant de Joy Malcolm (Lie Down in Darkness) suivi de deux instrumentales émollientes (The Violent Bear it Away, When You are Old) parmi 15 morceaux apaisants, comme une parenthèse nocturne dans la discographie de l’éclaireur new yorkais.