Moby – 18

Trois ans après Play, pour son sixième album Moby ne change pas la recette et poursuit ses assemblages de rythmes downtempo et samples vintage… Il y a la voix dépouillée de Maria Taylor (Great Escape) ou Dianne McCaulley répétant la même phrase sur tous les tons (One of These Mornings) ; Another Woman évoque la disco soul de Dimitri From Paris tandis que le titre éponyme rappelle Robert Wyatt au piano… Et si l’effet de surprise est passé, les tubes de Play ayant été exploités jusqu’à la lie ; cette façon d’accrocher en quelques mesures et de voir où va se greffer la prochaine ritournelle tient en haleine, les 18 chansons s’écoutent d’une traite non sans avoir livré de nouvelles pépites : In My Heart où l’on retrouve le groove mélancolique de The Shining Light Gospel Choir, Harbour avec Sinéad O’Connor aussi en forme que chez Massive Attack, l’irrésistible The Rafters et l’attendrissant I’m Not Worried at All…  Alors voilà, au risque de me répéter : Moby fait du Moby, et il le fait bien.