Mike Oldfield – Hergest Ridge

Après avoir tranquillement marqué le début des années 70 et assis la réputation de Virgin avec Tubular Bells, Mike Oldfield revient deux ans plus tard avec Hergest Ridge, du nom de la colline près de laquelle il s’est réfugié dans une maison de campagne après le succès de son premier opus… On y retrouve ses instruments favoris et sa manière de les étager, déroulant une symphonie pastorale où les guitares respirent (Part One), rejointes par une chorale et quelques glockenspiels… La chanteuse irlandaise Clodagh Simonds entonne un dialecte obscur en seconde partie, bientôt éclipsé par un déluge d’accords flamboyants où les guitares surnagent comme des loups baladeurs ; dont la durée et l’atmosphère qui s’en dégage apportent à cet album une touche hardie. Aspirant au calme, Oldfield s’est finalement lâché et même si son rock progressif n’atteint pas au grandiose d’un Christian Vander, ses escapades réservent de jolies surprises.