Michel Berger – Starmania

Né en 1947, Michel Berger écrit pour Bourvil puis Françoise Hardy, avant de rencontrer France Gall en 1976, qui deviendra sa femme et dont il produira les albums. Créé avec le concours du producteur québecois Luc Plamondon, Starmania est l’opéra rock par excellence. Fresque futuriste qui n’a rien à voir avec ces académies télévisées où il s’agit chaque année d’intégrer le même ennui, Starmania raconte les destins croisés de Ziggy (disquaire homosexuel), de Zéro Janvier (milliardaire candidat à la présidence de l’Occident) et de Johnny Rockfort (alias Daniel Balavoine en agitateur sous influence). Musicalement, ça fait monter les larmes sur la Complainte de la Serveuse Automate, Un Garçon pas comme les autres ou Le Monde est Stone, interprétés par Fabienne Thibeault, tandis que la candeur désenchantée du Monopolis de France Gall n’est pas faite pour nous remonter. Alors en effet, c’est bien une école critique de la chanson, mais à un niveau qui n’est pas fait pour être imité ; car même si Starmania continue d’être monté, aucune version ne saurait égaler l’original, pensé et interprété par Michel Berger, ses musiciens et ses amis.