Michael Jackson – Bad

L’année de mes 18 ans, après avoir passé le bac je m’envole un mois pour les États-Unis. Cinq ans ont passé depuis Thriller et mes goûts ont plutôt évolué vers l’œuvre de Prince, mais le monde attend le prochain opus de Michael et je me souviens des affiches placardées à New York, le disque devant sortir le dernier jour du mois d’août… Bad s’ouvre avec le titre éponyme et son crescendo d’accords aux cuivres, sa pulsation nerveuse rappelant la tension de Beat it. Funk et fignolé, le son de Bad est plus tranchant que Thriller dont il n’a pas la grâce, et si la basse slappée de Speed Demon continue de me fasciner, si Another Part of Me traverse le temps grâce à Captain EO et Smooth Criminal fait battre le cœur un peu plus vite, pour le reste je préfère écouter Stevie Wonder en solo (Just Good Friends)… Ange ou démon, dans les années 90 Michael Jackson a été éclaboussé puis blanchi à plusieurs reprises. Il meurt à 50 ans, surmené et accro aux médicaments à l’approche de la tournée This is It, après douze ans d’absence sur scène.