Maserati – Pyramid of the Sun

Deux ans après Inventions for the New Season, Maserati travaille à son prochain album lorsque le batteur Jerry Fuchs perd la vie dans un accident d’ascenseur. Pyramid of the Sun paraît l’année suivante et lui rend hommage, les partitions de batterie ayant été enregistrées avant son décès, où les synthés tourmentés de Who Can Find the Beast oscillent entre Tangerine Dream et She Wants RevengeWe Got the System to Fight crève le plafond et Ruins sature sous une chape de plomb avant de s’écraser au ralenti, précédant les arpèges d’Oaxaca proches d’Oxygène 7-13. Un disque profond où l’absent plane au-dessus des guitares hypnotiques, qui se termine avec Bye M’Friend, Goodbye dont l’introduction rappelle Kids in America tandis que des chœurs inédits disent au revoir à l’infortuné ; présenté dans un digipack aux tons bistres, accompagné de photos saturées de soleil sur papier glacé.