Marillion – Fugazi

Paru un an après l’enthousiasmant Script for a Jester’s Tear, le second album de Marillion continue à installer le renouveau du rock progressif. Ian Mosley a remplacé Mick Pointer à la batterie, ce départ inspirant les paroles du premier morceau Assassing, sept minutes baroques où Fish s’échauffe la voix… Emphatique avec Jigsaw et plutôt en balade sur Emerald Lies, ça décoiffe surtout avec l’enchaînement d’Incubus et de Fugazi, où l’alchimie entre les mots et la musique reprend ses aises, le titre éponyme synthétisant l’émotion ressentie tout au long du disque, même s’il est un peu en deçà du premier opus… Lyrique et incarné comme Supertramp, moins poussiéreux que Genesis, Marillion met en boîte un univers entêtant et coloré à l’image de ses pochettes, des tableaux signés Mark Wilkinson que l’on peut regarder longtemps.

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