Ludwig van Beethoven – Symphonie n°9/Ouverture Coriolan

Quinze ans ont passé depuis la Symphonie n°5, mettant en scène Ludwig van aux prises avec son propre destin. Aussi, lorsqu’il s’attelle à son dernier chef-d’œuvre, on a le sentiment qu’il souhaite partager la joie d’avoir triomphé, réussi à faire mentir le sort en offrant une ultime symphonie éblouissante, de portée universelle et qui remue la moelle à bien des égards. Le thème central de l’Ode à la Joie n’y est pas étranger, chanté durant un final de presque vingt minutes, un thème qui deviendra également l’hymne européen en 1970, un an avant d’être trituré par les bons soins de Wendy Carlos dans le film Orange Mécanique, prolongeant avec éclat l’écho de cette musique faite pour imbiber les tympans de chaque génération. L’édition de Karajan est majestueuse, dans le livret de la Deutsche on trouve même le texte de l’Ode de Schiller.