Ludwig van Beethoven – Concerto pour piano n°3/Leonore Overture n°3

Compositeur allemand né à Bonn en 1770, le talent de Beethoven au piano se développe dès 5 ans. Sa rencontre avec Joseph Haydn sera déterminante, mais il souffre d’être comparé à Mozart. Conscient de sa surdité naissante, il se consacre exclusivement à l’écriture dès 1802 ; compose sa neuvième symphonie en 1824, totalement sourd depuis six ans et trois ans avant sa mort… Beethoven a 31 ans lorsqu’il écrit son troisième Concerto pour Piano, qu’il dédie au prince et musicien Louis-Ferdinand de Prusse, mort au combat à 34 ans. Ayant ressenti ma première émotion musicale en écoutant la Symphonie n°5, j’ai toujours eu à cœur d’approfondir l’œuvre de Ludwig, dont ce concerto évoque déjà l’amplitude des symphonies à venir. J’aime en particulier la nervosité mélodique du Rondo Allegro, étonnant de modernité, où les cordes lancent un thème repris par tout l’orchestre dans un dialogue permanent avec le piano. Un disque élégant terminé par la Leonore Overture n°3, avec Anton Nanut à la baguette et Dubravka Tomsic au clavier.