Lucio Battisti – Anima Latina

Né en 1943 près de Rome, Battisti commence par vivre de sa guitare comme musicien de studio. En 1969, son premier album restera en tête des classements pendant deux mois. Il collabore avec le parolier Mogol jusqu’en 1981, puis choisit une voie plus expérimentale en cessant tout rapport avec les médias, estimant qu’un artiste ne doit communiquer avec le public qu’à travers son travail. Disparu en 1998, il reste l’un des chanteurs les plus populaires en Italie… Voilà un album structuré très librement, avec de longs instants instrumentaux mais aussi des chœurs élaborés sur Abbracciala, ou encore Due Mondi et son refrain lumineux. Plus intime sur Anima Latina, entre guitares et claviers d’abords discrets, le morceau évolue vers les cuivres débridés, accompagné de voix enjouées comme au sein d’une fanfare. Signée Mario Scardala, la photo de couverture rend compte de cette ambiance, le livret s’ouvrant sur cette même petite troupe au repos dans l’herbe. Mais Lucio Battisti c’est aussi une voix capable de franchir plusieurs octaves, particulièrement émouvante sur Macchina del Tempo, avec un son à la manière de Genesis.