Low – I Could Live in Hope

Low est un groupe de rock indépendant américain formé à Duluth en 1993 par Mimi Parker aux percussions et au chant, Alan Sparhawk à la guitare et au chant, et John Nichols à la basse. Alan et John se rencontrent à l’université et improvisent des chansons douces ; la compagne d’Alan est Mimi, elle les rejoint et caresse une caisse claire, donnant naissance au trio le plus langoureux du Minnesota… Paru chez Vernon Yard l’année suivante, leur premier opus I Could Live in Hope est un abîme de beauté. La voix d’Alan flotte sur une basse posée puis la cymbale, le chant de Mimi se rajoute à celui de son compagnon : c’est leur gimmick et il est unique, aussi reconnaissable qu’une chanson de BrassensCut est solitaire et Slide espère, Lazy n’a plus d’illusions et Lullaby nettoie les globes oculaires ; Drag évapore et Rope nous pend au nez… Au gré de paroles épurées, effeuillant notre condition jusqu’à l’os, la reprise de Sunshine (écrite par Charles Mitchell en 1939) referme cet écrin sur une déclaration réciproque, chantée à l’unisson par un couple soudé comme Fraser/Guthrie… Incarné comme Curtis, froid comme Smith et écorché comme Pajo, un album indispensable pour réussir son été sur une île déserte.