Low – Drums and Guns

En 2005, Low passe chez Sub Pop (le label qui a révélé Nirvana) et accouche d’un album bruyant, The Great Destroyer sur lequel je fais l’impasse. Le groupe connaît ses premières tensions, entre la dépression d’Alan et la lassitude de Zak qui sera remplacé par Matt Livingston sur leur prochain opus en 2007 : Drums and Guns à l’esthétique soignée, avec son livret provocant où alternent des photos de percussions et d’armes à feu… Le son est cinglant et le ton désenchanté sur Pretty People, suivie d’ambiances méditatives (Belarus) et elliptiques (Breaker) ; étouffantes derrière les rythmes syncopés d’In Silence ou de Sandinista et son mellotron délavé, Hatchet proposant d’enterrer la hache de guerre « comme l’ont fait les Beatles et les Stones… » Dust on the Window laisse une traînée de miettes à la guitare, caisse claire et melodica soutenant le chant laconique de Mimi Parker… Avec une sophistication rappelant Radiohead dont ils ont fait certaines premières parties de concerts en 2003, Low signe un huitième album electro, vacillant et rugueux. Ce qu’ils ont produit ensuite m’a plutôt déçu, perdant petit à petit leur statut de bouée au milieu de l’océan indie.