Leonard Cohen – I’m your Man

Huitième album de Leonard Cohen, I’m your Man assume d’emblée un son mêlant jazz, pop et chœurs à gogo, avec l’entraînant First we Take Manhattan et son slapping de guitare basse. Dix-sept ans ont passé depuis la rauque intimité de Last Year’s Man et Dress Rehearsal Rag, place au saxo mielleux d’Ain’t no Cure for Love et aux synthés eighties sur le superbe Everybody Knows, inventaire désabusé de la condition humaine ; à moins qu’une danse rapprochée ne s’impose avec Take this Waltz… L’album se termine avec l’immémorial Tower of Song, où si besoin était l’on n’oublie pas quelle voix, quel poète se cache derrière ces chansons parfois un peu flatteuses ; mais pour moi c’est le titre I Can’t Forget et sa tranquillité crescendo qui fait à chaque fois un effet bœuf… Aussi, sans renverser ce disque reste attachant, car on y trouve toujours quelque chose de bon. « I can’t forget but I don’t remember what… »