Led Zeppelin – Led Zeppelin II

« You need cooling, baby I’m not fooling », c’est par ces mots de bon sens que commence le second album de Led Zeppelin, paru fin 1969 et à nouveau enregistré dans des conditions brutes tandis que le groupe est en tournée, au bénéfice d’un son franc voire cassant (le surgissement des riffs de The Lemon Song me fait à chaque fois tressaillir). Avec Heartbreaker et les overdubs électrisés de Ramble On, c’est leur album le plus hard et je n’y distingue que deux titres essentiels : Whole Lotta Love qui s’enroule après le premier refrain dans un maelström de percussions et échos délirants, quelque part entre Can et Pink Floyd ; et l’instrumentale Moby Dick qui donne la mesure du talent de John Bonham, suspendu à sa batterie pendant trois minutes… L’harmonica de Bring it on Home calme le jeu, permettant de s’intéresser à la pochette où l’on remarque le contour du dirigeable Hindenburg (à l’origine du nom du groupe), complété par un collage rappelant celui de Sgt. Pepper’s.