Kurt Weill – Die sieben Todsünden/Chansons

Né à Dessau en 1900, Kurt Weill est un compositeur allemand. Il étudie le piano dès 5 ans et écrit ses premiers textes huit ans plus tard, devient chef d’orchestre à 20 ans et compose avec Bertolt Brecht L’Opéra de quat’sous en 1928… Menacé par l’ascension du fascisme, il s’exile à Paris et signe Die sieben Todsünden en 1933, publié chez Harmonia Mundi et incarné par la  soprano Brigitte Fassbaender aux côtés de quatre voix masculines. Il s’agit d’un ballet où la narratrice Anna tente sa chance aux Etats-Unis, à travers différentes situations illustrant les sept péchés capitaux : de la paresse à l’envie dans une désinvolture lyrique qui m’évoque la Petite Messe Solennelle de Rossini… Après ces trente-cinq minutes de lyrisme que Marianne Faithfull interprétera en 1998, le disque propose la Complainte de la Seine et Youkali, aux paroles éloquentes chantées en français le long d’un piano nonchalant… Entre Socrate et Das Lied von der Erde, la musique de Kurt a inspiré Chet, Sarah et même Django, tous trois interprètes de September Song composée en 1938. « Mais c’est un rêve, une folie ; il n’y a pas de Youkali… »