Kraftwerk – Radio-Activity

Au terme d’une année de scène où vocoder et Minimoog ont tourné à plein régime, le cinquième album de Kraftwerk paraît fin 1975 chez Capitol Records. Les pulsations d’un compteur Geiger nous font entrer en douceur dans la Radio-Activity, tube universel où voix et sons se conjuguent en diverses langues, suivi de Radioland distillant goutte à goutte un paysage désenchanté. Mais Kraftwerk c’est aussi de la gaité avec Airwaves ou Antenna, tandis que Radiostars donne envie de prendre une bouffée d’Air ; Kraftwerk ce sont enfin des vignettes sonores à la Raymond Scott, avec News et Intermission ou encore Uranium et The Voice of Energy enchaînés dans le flux de l’album. Une créativité que le groupe va progressivement délaisser au profit d’un style plus passe-partout, Ohm Sweet Ohm nous laissant esseulés comme ce train qui s’éloigne à la fin du film Radio On de Christopher Petit… Poétique et visionnaire à bien des égards, Radio-Activity est de loin le meilleur album de Kraftwerk.