King Crimson – In the Wake of Poseidon

Paru un an après In the Court of the Crimson King, le second album des King Crimson est marqué par le départ de McDonald et Giles qui supportent mal le succès du groupe et la vision artistique de Robert Fripp. Giles assumera cependant son rôle de batteur le temps de l’enregistrement, tandis que Fripp va prendre en charge claviers et mellotron en plus de la guitare… Petit poème fluet, Peace nous prend par la main en direction de Pictures of a City, jazzy et très enlevé, nerveux puis tout doux dans ces minutes supplémentaires qui sont la signature d’un morceau de rock progressif… Le titre éponyme démarre par une bonne louche de mellotron, vers une virée symphonisante qui va se confirmer sur The Devil’s Triangle, plat de résistance de 11 minutes articulées en trois mouvements crescendo de cuivres et maillets maniaco-démoniaques, le long d’un ballet funèbre situé entre Pornography et Tago Mago, brillamment déconstruit et inspiré par la planète Mars selon Gustav Holst… Après ça on rentre chez soi comme on peut, épaulé par la seconde partie de Peace qui conclut ce deuxième opus moins brouillon que le précédent, avec en pochette les jolis dessins de Tammo de Jongh.