Kate Bush – Hounds of Love

Kate passe tellement de temps à les enregistrer que la rentabilité de ses disques s’en trouve amoindrie, au point qu’elle va décider de construire son propre studio chez elle, levant définitivement cet obstacle. Son cinquième album, Hounds of Love, est le premier à avoir été produit dans ces conditions. Articulé en deux parties, la seconde face était à l’origine intitulée The Ninth Wave, suite expérimentale de sept morceaux où And Dream of Sheep nous fait tendre l’oreille, Under Ice rend grave (on y retrouve aux chœurs son frère Paddy), Waking the Witch effraie avec ses voix défigurées, tandis que les cornemuses de Jig of Life promènent en terres irlandaises. Mais ce sont surtout les 6 minutes de Hello Earth qui emportent loin, grâce à l’incrustation de Tsintskaro, chant traditionnel géorgien interprété par les chœurs du compositeur Richard Hickox. Un baume qui en fait le plus intéressant des albums de Kate Bush, et peu importe Running up that Hill