Karen Dalton – In my Own Time

Paru deux ans après un premier opus indomptable et dépouillé, In my Own Time bénéficie d’une production conséquente avec une batterie d’instruments autorisant des reprises assez banales de When a Man Loves a Woman ou How Sweet it is, dans lesquelles la voix de Karen est trop absorbée pour qu’éclate pleinement son précieux alliage de candeur et de pureté. Heureusement qu’on le retrouve dans le jazzy In my Own Dream, que Katie Cruel est sublime et permet d’entendre le banjo de Karen, de même sur l’alanguissant Same Old Man… Comète insaisissable, diamant brut que personne n’a su ciseler comme il le méritait, Karen Dalton ne connaîtra pas le succès de son vivant. Elle finira sa vie alcoolique et droguée, mourant du sida à l’âge de 55 ans… L’édition digipack est d’une rare élégance, embossée de lettres dorées et avec une photo signée Elliott Landy, le livret en contient d’autres ainsi qu’un entretien avec Nick Cave.