John Martyn – Bless the Weather

Quatre ans après London Conversation, Martyn signe un cinquième opus qui consacre son style folk mâtiné de jazz : Bless the Weather où sa femme Beverley l’accompagne à la guitare et aux chœurs, comme sur la poignante Let the Good Things Come… Contrebasse et cordes aérées bercent la voix sensuelle de Bless the Weather, avant les steel drums de Walk to the Water ou le piano raffiné de Just Now ; encore plus lyrique avec Head and Heart, un bijou fait de textes sages et de plages sans paroles rappelant Tim Buckley… L’équipe de Martyn s’est étoffée, guitaristes et claviers s’affairent en utilisant l’echoplex, une machine à produire de l’écho également adoptée par Neil Young ; l’instrumentale Glistening Glyndebourne évoquant Cobalt Blue avant l’heure… La reprise finale de Singin’ in the Rain remet en mémoire les frasques d’Alex et ses drougs, le film de Kubrick étant sorti la même année que ce disque inventif et subtil, illuminé par la tendresse.