Johannes Brahms – Symphonies n°3 et 4

Un temps surnommée Héroïque, toujours par référence à Ludwig van, la Symphonie n°3 de Johannes Brahms finira par être au moins aussi célèbre que la Cinquième de Beethoven, grâce à un certain Serge Gainsbourg depuis qu’il en a repris le troisième thème en 1983 ; pile un siècle plus tard dans la chanson écrite pour Jane Birkin, Baby Alone in Babylone sur un album éponyme traversé par le thème de la passion amoureuse, et que n’aurait peut-être pas renié Brahms… Lors de la première représentation, cette symphonie fut sifflée par les Wagnériens, mais ils étaient minoritaires et leur clameur fut étouffée sous les hourrahs que méritait cette fresque aérienne. Achevée deux ans plus tard, la n°4 fut accueillie avec moins de ferveur. De facture plus classique, il est facile de la teinter après coup de pessimisme, puisqu’elle fut jouée lors de la dernière apparition publique de son auteur, un mois avant sa mort. Pour moi qui écoute toujours mes disques en entier, elle prolonge la troisième et incarne avec brio l’humanisme de ce compositeur. Aussi, lors de vos prochains transports classiques : pour Romantique ne changez pas à Opéra.