Johannes Brahms – Symphonie n°1

Johannes Brahms a 43 ans lorsqu’il écrit sa première symphonie, un genre qu’il s’était juré quatre ans plus tôt de ne jamais aborder. Sa réception fut élogieuse, le compositeur et chef d’orchestre Hans von Bülow la qualifiant même de « Dixième Symphonie de Beethoven. » Il en écrira trois autres en l’espace de sept ans, réputées ardues et selon ses propres dires : « sans se soucier d’être aimable. » Articulée en quatre parties, difficile en effet de ne pas y entendre Ludwig van ; et si le profane que je suis ne va pas se lancer dans une étude comparative des partitions, je lui trouve une chaleur singulière dans l’utilisation des cuivres, appréciant particulièrement le troisième motif Un poco allegretto e grazioso, préludant au dernier et plus majestueux quart d’heure, où le finale rend un hommage appuyé à l’Ode à la Joie.