Jean-Michel Jarre – Oxygène

Bien que nés en Alsace, mes parents n’avaient aucun vinyle de Kraftwerk ou Tangerine Dream. Par contre lorsque Jean-Michel Jarre est arrivé, cocorico tout le monde devait l’avoir dans son salon. Fils du compositeur Maurice Jarre (qui l’a abandonné à l’âge de 5 ans), Jean-Michel est né à Lyon en 1948. Il apprend le piano et rejoint Pierre Schaeffer en 1968, où suivant les traces de Parmegiani et Xenakis, il découvre les premiers synthétiseurs… Paru en 1976, Oxygène est son premier véritable album et se compose de 6 « Part » dont la première est la plus saisissante, qui flatte notre oreille pour mieux l’entraîner dans l’espace. Le meilleur de Jarre tient dans cet incipit riche en remous, suivi d’un brouillard céleste évoquant plutôt Goldorak (Part 2) et d’une envolée vers l’apocalypse qui me faisait peur quand j’étais petit (Part 3) ; vient ensuite l’une de ses plus célèbres ritournelles, proprement martelée et qui met de bonne humeur en prenant son café (Part 4), Oxygène se terminant par des résonances presque classiques (Part 5), où Jean-Mi fait mumuse avec la stéréo entre deux mélodies, et une insolite mais toujours ensorcelante rumba cosmique (Part 6).