Jean-Michel Jarre – Oxygène 7-13

En 1997, Jarre reprend Oxygène là ou il l’avait laissé 21 ans plus tôt, et ça file un vrai frisson dès la Part 7, comme si la carte de notre mémoire sonore s’actualisait de nouvelles voies, au sein d’une galaxie dont on pensait avoir fait le tour… Le tempo est accrocheur et la Part 8 confirme les retrouvailles avec une mélodie chaleureuse ; la Part 9 renoue avec les effluves évanescentes caractéristiques d’Oxygène, tandis que la Part 10 se veut tubesque sans ruiner l’ensemble, insérée dans une narration homogène… Les ramifications d’effets spatiaux des Part 11 et 12 font penser à In Sides, avant que la Part 13 ne termine ce voyage sans fausse note, le temps d’une rumba réussie. Avec une cohérence que l’on croyait définitivement perdue, Jarre a repris la main sur la technologie au profit d’une inspiration sereine et maîtrisée ; la pochette est signée Michel Granger, en clin d’œil à celle de l’album source qu’il avait déjà dessinée en 1976.