Jean-Michel Jarre – Equinoxe

Publié en 1978, c’est avec Equinoxe que j’ai découvert Jean-Michel Jarre. Couvrant les Part 1 à 3, les 12 premières minutes font voyager en terrain stellaire inspiré, avant que Jarre ne se mette à carillonner de ses mille doigts programmables (Part 4 à 6), interrompant l’ambiance éthérée. La Part 7 est plus fluide, enchaînée avec un audacieux solo de synthé démarré à la fin du morceau précédent ; suivi d’un mélange de pluie et de tonnerre couplé à un orgue de barbarie (Part 8), digne d’une scène du Freaks de Tod Browning… Un peu comme sur un album d’Alan Parson, il y a des perles chez Jean-Michel mais elles ne sont pas reliées entre elles, au bout du compte le collier n’existe pas et comme avec Oxygène le résultat est inégal : suite de nouvelles au lieu d’un roman qui creuserait la roche jusqu’au noyau ; fragments compatibles avec la bande fm au détriment d’un concept album qui s’assumerait.