Hubert-Félix Thiéfaine – De l’Amour, de l’Art ou du Cochon

Après un premier album où les fous sont sortis de leur trou, et Autorisation de délirer qui ne m’a jamais convaincu, Hubert-Félix est de retour en 1980 avec De l’Amour, de l’Art ou du Cochon. C’est avec ce disque que j’ai découvert l’ovni franc-comtois, dans une chambre mansardée en compagnie de mon premier amour, sur un magnéto mono où la cassette passait en boucle… Ça démarre avec la Psychanalyse du Singe, très rock’n roll sur fond de flipper, puis il y a Groupie 89 Turbo 6 et sa guitare à la Bashung, une poignée de jeux de mots amoureux et l’irrésistible comptine Scorbut suivie de la chanson éponyme, où des corbeaux sont chassés par une flûte mélancolique, et sur fond de reggae Comme un Chien dans un Cimetière. On se remet avec L’Agence des Amants de Madame Müller, un polar funk nourri aux tam-tams et où l’on finit à l’asile, avant d’atterrir au Vendôme Gardenal Snack pour la fin d’une histoire… Très écrit et toujours entier, Thiéfaine fait rimer tristesse avec tendresse.