Hector Berlioz – Symphonie Fantastique

Hector Berlioz est né dans l’Isère en 1803. Sa famille le destinait à la médecine, il compose un Requiem en 1837 puis s’intéresse à l’opéra et dirigera autant ses œuvres que celles des autres, en chef d’orchestre très apprécié… Écrite en deux mois, la Symphonie Fantastique illustre la passion qu’il éprouve depuis trois ans pour sa future épouse, l’actrice Harriet Smithson, dont il est tombé amoureux en 1827 lors d’une représentation de Hamlet. Il devra patienter deux années de plus avant qu’elle n’assiste à sa représentation, et finisse par céder à ses avances. Œuvre romantique par excellence, articulée en cinq mouvements égrenant le même thème, comme une fixation amoureuse… Le Bal est aéré, flûtes et cordes évoquant la fête dont le soupirant est exclu, guidé au Supplice de l’empoisonnement jusqu’au Songe d’une Nuit de Sabbat, plein de visions funestes lorsque résonne le thème du Dies Irae, un poème liturgique souvent interprété lors de messes funèbres. Grandiose entre toutes, cette séquence m’évoque à la fois l’ouverture du film Shining de Kubrick, plan aérien où la voiture arrive à l’Overlook Hotel, mais aussi La Mort de Jacques Brel.