Hauschka – Ferndorf

De son vrai nom Volker Bertelmann, Hauschka est un compositeur allemand né en 1966. Il apprend le piano dès l’âge de 8 ans, envisage un temps de devenir médecin et forme à 26 ans un groupe de hip hop avec son cousin, avant de revenir au piano en 2004, où il publie son premier album Substantial. Quatre ans plus tard, Ferndorf voit le jour sur le label Fat Cat Records et propose douze morceaux où les touches tressaillent (Blue Bicycle) puis s’apaisent sous l’effet d’un violoncelle (Morgenrot). Sont-ce des cuillers à café qui ornent les cordes de Rode Null, avec des violons dansant autour comme chez Nyman mais en moins lisse ? Les trombones en fanfare de Freibad évoquent Sufjan Stevens et il y a du Comelade derrière les cliquetis de Heimat ; mais aussi un violoncelle traînant (Nadewald) et des glissements sur la neige (Eltern, Neuschnee) le long de ce disque homogène et enveloppant, qui fait parfois penser à Decodex avant de s’éteindre dans un murmure.