Gustav Mahler – Symphonie n°5

Composée en 1902 alors que Mahler se sait malade, la tonalité de sa Symphonie n°5 est en rupture avec les précédentes. Ouvrant sans ambages avec une Marche funèbre (Trauermarsch), Gustav et la faucheuse se livrent un combat riche en percussions, d’une grande modernité et où les instruments expriment des sentiments sur le fil, qui auraient pu illustrer les scènes oniriques du Brazil de Terry Gilliam… Le Scherzo s’embrase avec la même urgence, avant un Adagietto apaisant dont on a dit qu’il s’apparentait à une déclaration d’amour à sa promise, Alma Schindler qu’il épousera l’année suivante. On termine avec un Rondo allegro où l’espoir reprend ses droits, fringant et joyeux sous la baguette de Bernard Haitink… Parue chez Decca en 1999, cette œuvre de 70 minutes en paraît 30, habitée par la conscience du temps qui passe et garnie d’imprévus, d’accidents comme dans la vraie vie.