Gustav Mahler – Symphonie n°4

Jouée pour la première fois en 1901 à Munich par Mahler en personne, la Symphonie n°4 s’articule en quatre mouvements paisibles, dont les scènes champêtres et l’optimisme ambiant évoquent Joseph Haydn. Flûtes et clochettes ouvrent une randonnée qui aimerait ressembler à du Mozart ; dans le second mouvement un violon a été modifié de manière à incarner le diable, et l’on voit en effet poindre des formes étranges derrière les bassons ; Ruhevoll coule de source jusqu’au sursaut de l’orchestre qui soudain s’illumine, tous cuivres astiqués vers le quatrième et plus intéressant mouvement : Das himmlische Leben où une soprano chante la « vie céleste » dans un allemand impeccable, ce qui a déplu aux gens de l’époque mais nous aide aujourd’hui à trouver le temps moins long en écoutant cette symphonie d’une tranquillité assommante, dirigée chez Erato par Armin Jordan.